1934
1936
Création du Fonds d'amortissement des charges d'électrification (
FACE)
1946
A la veille de la nationalisation, on dénombrait (mais les chiffres varient sensiblement
selon les auteurs) 154 entreprises de production, 86 entreprises de transport, 1
150 sociétés de distribution, 260 régies d'électricité, et 40 SICAE. La loi n° 46-628 du 8
avril 1946 a nationalisé les entreprises privées et leur a substitué “Électricité
de France, Service national”, établissement public à caractère industriel et commercial,
concessionnaire unique et obligé des communes pour la distribution, et de l'Etat
pour le transport. Toutefois, ont été laissées en dehors de la nationalisation les
installations de production réalisées sous l'égide des collectivités locales (article
8), et, pour la distribution, les régies et services analogues constitués par les
collectivités locales (article 23).
1960
Les cahiers des charges de concession de distribution publique d'électricité, conformes
au texte type de 1928 et auxquels la loi de nationalisation de 1946 n'avait rien
changé, ont été maintenus longtemps après leur date d'échéance, sous l'influence
conjuguée de trois facteurs :
- existence, dans le cahier des charges type, d'une clause de tacite reconduction,
- impossibilité pour l'autorité concédante de choisir un autre concessionnaire qu'EDF,
- importance de la tâche de renégociation, portant sur 14 500 contrats à renouveler.
Les deux premiers facteurs, démobilisant pour les collectivités, et le troisième,
décourageant pour EDF, expliquent l'échec de la tentative de mise en place d'un
nouveau
cahier des charges type approuvé en 1960, suivie d'une autre
tentative en 1978. Par ailleurs, les initiatives commerciales du concessionnaire
(par exemple, l'opération “ compteur bleu ” permettant à chaque abonné domestique
de disposer d'une puissance minimale de 6 kVA) avaient quelque peu pallié l'obsolescence
du cahier des charges type 1928.
1961
L'Association des maires du département de la Haute-Saône adresse à tous les maires
du département une
lettre souhaitant la création d'un syndicat départemental
d'électrification, sans suite à nouveau.
1993
Puis les lois de décentralisation de 1982-1983 ont redonné aux collectivités locales
une large autonomie de gestion des services publics locaux. Le modèle de cahier
de charges, élaboré en 1992 sous l'impulsion de la Fédération nationale des collectivités
concédantes et régies (
FNCCR),
et approuvé par
l'instruction interministérielle (intérieur-industrie) du
27 juillet 1993, s'est, contrairement aux tentatives précédentes, rapidement
généralisé. Là encore, trois facteurs peuvent expliquer ce succès :
- le texte proposé est un modèle, largement adaptable aux objectifs locaux de l'autorité
concédante (qualité du service, protection de l'environnement, etc.),
- l'autorité concédante a les moyens de contrôler réellement la bonne exécution du
contrat,
Des dispositions financières sont prévues pour encourager l'intercommunalité, ce
qui renforce le pouvoir de l'autorité concédante et réduit le nombre de contrats
à signer.
1995
1996
2000
Renforcement du rôle des autorités concédantes de la distribution d'électricité
(loi du
10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public
de l'électricité)
2005
Suite à
une réforme statutaire le E de SIED 70 signifie dorénavant
"énergie" et non plus "électricité". Le SIED 70 crée un service "énergies renouvelables"
chargé plus particulièrement du développement des chaufferies automatiques au bois.
2006
Le SIED 70 modifie
ses statuts pour notamment pouvoir réaliser des
prestations de service. Les communes de Perrouse, Aulx-Les-Cromary, Bourguignon-Les-Morey,
Villafans et Vy-Les-Lure adhèrent au SIED 70. 69 communes adhérentes transfèrent
au SIED 70 leur compétence "service public de gaz. 3 communes lui transfèrent une
compétence "chaufferie et réseau de chaleur" pour des bâtiments leur appatenant.
2008
Vesoul adhère au SIED 70, ainsi que les communes de La Vernotte, Beaumotte-Les-Pins,
Dampierre-Sur-Salon, Jonvelle et Bousseraucourt.
2011
L’ensemble des 56 communes adhérentes au SIER (Syndicat intercommunal d’électrification
de Ray-Cendrecourt) rejoint le SIED 70 à la suite d’un arrêté préfectoral du 1er
avril 2011. Cet arrêté précise l’adhésion de 28 autres communes. Pour achever la
départementalisation des autorités organisatrices de la distribution de l’électricité,
17 communes restent à convaincre que l’intérêt de la collectivité haute-saônoise
voudrait leur adhésion au SIED 70.
Un arrêté préfectoral n°2189 du 26 octobre 2011 acte l’adhésion de 4 nouvelles communes
au SIED 70 : Andelarrot, Demangevelle, Melin et Oppenans.
Le 23 décembre 2011, l’arrêté n°2011357-0001 et son additif pris par Monsieur le
Préfet de Haute‑Saône, prévoient l’adhésion au SIED 70 des 13 communes non encore
adhérentes. Cette décision s’appuie sur les dispositions de l’article L.5210-1 du
code général des collectivités territoriales.